« Cathala a fait beaucoup pour nous » : au club de foot de l’US Créteil-Lusitanos, tout le monde soutient le maire sortant

Mercredi 17 décembre, l’US Créteil‑Lusitanos (USCL) a réuni ses jeunes licenciés et les joueurs professionnels, les Béliers, pour son traditionnel « arbre de Noël ». Avec 1 500 licenciés, le club, au cœur de la politique sportive du maire socialiste Laurent Cathala, reste un acteur clé du sport à Créteil.

Les béliers face à la relève. De gauche à droite : Axel Dauchy défenseur central, Hugo Cointard gardien de but de l’USCL et un licencié de l’USCL. @hannah-marie

Des cris fusent dans tous les sens au Five de Créteil. Les jeunes pousses courent partout sur le gazon synthétique dans leurs tenues noires à bandes vertes. Sur les terrains, ils slaloment entre les jambes des seniors du club, les « Béliers » de l’USCL, qui leur font des passes. À la sortie, deux sportifs de 8 ans confient : « Ils sont trop forts », tandis que l’autre ajoute : «Oui, ils nous ont dribblés », levant au ciel ses yeux malicieux.

« L’arbre de Noël » est l’événement annuel du club qui réunit les jeunes licenciés de l’association et les joueurs de l’équipe première. Une rencontre organisée depuis toujours pour fêter les vacances de Noël. Facteur de lien social à Créteil, l’association accueille des enfants de tous les milieux. Avec 1 500 licenciés pour 2 000 demandes d’inscription, le club se place dans le top 5 des clubs amateurs d’Île-de-France.

Un soutien sans faille de Laurent Cathala

Ce succès repose notamment sur la politique sportive de Laurent Cathala, maire socialiste en poste depuis 1977. La mairie met à disposition trois terrains : deux au stade Duvauchelle via le Grand Paris Sud Est Avenir (GPSEA) et un au stade François Desmont. Des infrastructures qui séduisent même des joueurs venus d’autres clubs, comme le licencié Léo Marchand, 23 ans, ex-US Torcy (77) : « Ce qui me plaît, c’est la logistique du club. » Alors à l’approche des municipales de 2026, les membres du club n’imaginent pas une victoire autre que celle de maire sortant. Car ici, tout le monde a le nom de «Monsieur Cathala » sur les lèvres, qui «a fait beaucoup pour le club ».

Des membres de l’USCL estiment que les aides allouées ne seraient pas les mêmes si un un autre candidat est élu en mars 2026, à la place de l’indéboulonnable socialiste. Interrogé sur ce sujet, le candidat de centre-droit, Sylvain Thézard, affirme qu’il maintiendrait les aides pour l’association sportive, conscient de son importance pour la ville. «Un candidat de droite peut mener une politique sociale », assure-t-il. Cependant, il souhaiterait insuffler une nouvelle dynamique, regrettant qu’une «ville importante d’Île-de-France comme Créteil ne soit plus en Ligue 2 », comme ce fut le cas pour la dernière fois entre 2013 et 2016.  

Autre enjeu : la création d’un centre de formation, annoncée après le rachat du club par l’homme d’affaires cristolien Xavier Niel en mai 2025. «C’est une étape qui offrirait aux jeunes une vraie passerelle vers l’équipe première », note Anthony Meurice, secrétaire de l’association. Ce projet pourrait donner un nouvel élan à l’ex-club de Ligue 2, formateur de joueurs internationaux comme Adrien Rabiot ou le champion du monde Blaise Matuidi, même si rien ne garantit l’implantation de ce centre de formation à Créteil. 

Hannah Marie